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Si on parlait... ... cinéma, manga, série et littérature ? ça vous tente?

Sherlock (Intégrale saison 1 à 3)

David J. Collins

sherlock cumberbatch freeman

J’ai enfin pris le temps de découvrir cette série. Cumberbatch peut avoir un physique étrange, il faut l’avouer, il faut aussi reconnaître son indéniable qualité d’acteur (j’ai même hâte de le découvrir sous les trait du Dr Strange !). Il incarne donc avec brio cette nouvelle adaptation du célèbre détective.

 

Nonchalant, cynique, insultant mais brillant, Holmes est, une fois n’est pas coutume, un personnage antipathique (un sociopathe de haut niveau, selon ses dires) que l’on détesterait rencontrer mais que l’on aime suivre.

 

Cette série n’est cependant pas une énième adaptation des récits de Conan Doyle. Des détails sont tirés des aventures épistolaires du détective, des trames générales s’en dégagent et les personnages sont relativement bien respectés, mais les scénaristes ont créé tout un univers propre à la série, déjà en transposant le personnage à une époque contemporaine.

 

Holmes est donc dépoussiéré tout comme la réalisation qui fait un effort d’originalité aussi bien dans la narration que visuellement. Ce Holmes, non dénué d’humour, arrive à surprendre, à happer le spectateur dans ses aventures.

 

Les saisons sont très courtes, trois épisodes d’1h30 seulement. J’aurai une préférence pour la saison 3 qui redouble d’efforts dans cet humour so british et dans les effets de manches visant à relancer sans cesse le personnage et son univers à tel point que plus rien ne doit être pris pour acquis.

Les épisodes sont segmentés de telle manière que nous pouvons avoir plusieurs enquêtes en une. Souvent même, on pense avoir affaire à une série de sketchs alors que les enquêtes, à priori sans lien, se rejoignent pour former un tout.

 

Ma plus grosse déception reviendra au personnage de Moriarty. Censé être aussi brillant que Holmes, il apparait ici comme un gamin prétentieux, capricieux, cabotin, limite débile et ridicule. Si les autres rôles ont été transposés convenablement, ce Morarty là n’a rien d’un professeur machiavélique ; tout juste un fils à papa dont la richesse lui ouvre toutes les portes.

Andrew Scott en fait des caisses pour se montrer à la hauteur, pour arriver à la cheville de Cumberbatch et comme le match est fortement déséquilibré, l’ennemi juré n’en est que plus insupportable. Je ne donne là que mon avis mais bon nombre d’ennemis de Holmes auraient pu prétendre incarner cet ennemi juré mieux que lui.

 

Malgré cela, cette série très dynamique dans son déroulement fait du bien en reprenant les bases d’un personnage maintes fois adapté et sait se renouveler pour produire quelque chose de nouveau et d’unique.

 

 

L’Effroyable Mariée.

Un épisode spécial mettant en scène Holmes à l’époque qui lui appartient réellement : la fin du 19ème siècle.

Cette fois, on retrouve Holmes dans l’univers original, avec son brin de fantastique et d’ésotérisme. Cependant, les scénaristes n’oublient pas de continuer là où ils se sont arrêtés à la fin de la saison 3.

Un épisode intéressant à plus d’un titre mais qui ne manque pas de piquer un peu puisque les créateurs n’arrivent plus à se séparer de ce boulet de Moriarty !

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