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Si on parlait... ... cinéma, manga, série et littérature ? ça vous tente?

X-Men : Apocalypse

David J. Collins

X men apocalypse

Le souci avec le genre de bad guy qu’est Apocalypse, c’est qu’un mutant aussi puissant peut balayer l’ensemble de la distribution en moins de 5 minutes, chrono en main. Alors forcément, quand on doit tenir 2h30, il faut meubler.

 

Loin d’être la purge annoncée, cet X-Men ne se perd pas pour autant dans d’interminables dialogues. Il faut cependant reconnaître que Brian Singer fait tout pour repousser l’assaut final afin de dire ce qu’il a dire.

 

Et c’est là que c’est bancal. Car cet X-Men ne fait que tourner en rond, recyclant ce qui a été vu dans les précédents épisodes, voire carrément en les répétant. Quelle utilité de faire des flashs backs aussi longs sur ces films que l’on a déjà vu ? Pour éviter que les nouveaux venus ne soient largués ? Je regrette mais avec une saga, c’est le risque à courir et on a plus de chance de voir le public se lasser et s’enfuir que d’en appâter un nouveau.

 

Point de vue recyclage, c’est la séquence du Vif-Argent qui tient la palme. Si son heure de gloire dans le précédent épisode était une claque aussi technique que visuelle mais aussi en terme d’inventivité, ici, elle joue juste la surenchère, perdant son côté fun, surtout quand le réal s’amuse à reprendre les mêmes plans et les mêmes gestes que dans son trip de Days of Future Past.

 

Ce qui faut donc retenir de ce X-Men, ce n’est pas ses personnages principaux. Si James McAvoy et Jennifer Lawrence sont une fois de plus excellents, ils n’évoluent pas plus que cela.

 

Quant à Fassbender, son personnage est matraqué, encore et encore, comme si son passé ne suffisait à faire l’homme tout colère qu’il est.  Devenu assassin en puissance, ce n’est pas grave, il peut encore être sauvé. À noter pour en revenir au recyclage que son final est comme celui du stade mais puissance 10 cette fois. Toujours le même principe de servir la même soupe mais dans un bol plus grand. D’accord, Magneto devient de plus en plus puissant mais quand même… Faudrait arrêter de servir sans arrêt le même couplet et se cacher derrière des effets spéciaux.

 

Ce ne sera pas non plus Apocalypse qui attirera l’œil. D’un laid absolu, comme je le disais plus haut, un claquement de doigt lui suffit pour annihiler la planète entière. Sa raison, même si elle peut paraître intéressante est bien mince afin de faire de lui un personnage encore plus puissant (et soit dit en passant, s’il est aussi balaise, il met du temps à s’apercevoir que son plan tombe à l’eau… enfin bref !). Ces personnages n’ayant aucune faiblesse au départ sont donc casse-gueule et du coup, lorsque les gentils triomphent, on trouve forcément cela un peu facile.

Quant aux branques qu’on lui affuble, je me suis demandé à quoi ils servaient, mis à part pour un évidemment. Franchement ils ne servent à rien, juste à donner une scène d’action ici ou là et retarder toujours un peu plus le final.

 

Non, la véritable surprise dans ce film est sans contexte Sophie Turner qui reprend le rôle de Jean Grey et à merveille. On ne peut que tomber sous le charme.

 

Son personnage et la mini séquence adaptée de l’Arme X reste à mon sens les plus réussis du métrage.

 

Après ça reste divertissant, avec un peu moins d’incohérences que dans le précédent opus. Ceci dit, il faudrait apprendre à se renouveler, éviter de tourner en rond pour ne pas que ça devienne lassant.

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