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Si on parlait... ... cinéma, manga, série et littérature ? ça vous tente?

Penny Dreadful (saison 1)

David J. Collins

penny dreadful saison 1

Jamais série n’aura été aussi angoissante. Ambiance pesante, malsaine, jamais on ne se sent en sécurité dans ce bouillon de croque-mitaines aussi riche qu’intelligemment utilisé.

Les Penny Dreadful étaient des récits horrifiques publiés sur du papier de mauvaise qualité vers la fin du 19ème siècle en Angleterre. C’est en quelque sorte le Pulp aux USA dans la première moitié du 20ème siècle.

Un explorateur s’entoure d’une médium, d’un médecin et d’un cowboy afin de retrouver sa fille enlevée par une créature démoniaque. L’action se déroule à Londres de l’époque victorienne.

La série réunit donc un bestiaire des plus spectaculaires autour d’une histoire morbide faisant intervenir Dracula, Van Helsing, Dorian Gray, Frankenstein, Mina Harker, j’en passe et des meilleurs avec quelques incursion sur Jack l’Eventreur puisque l’histoire se déroule en 1891, soit trois ans après les méfaits du plus célèbre des tueurs de série.

En aucun cas, il s’agit de répéter les histoires que l’on connait. Les origines de chacun sont sommairement citées pour donner libre court à l’imagination des scénaristes qui associent habilement chaque personnage et chaque référence des classiques de la littérature tombés dans le domaine public.

Le premier épisode met le ton, n’hésitant pas à propulser le spectateur non pas dans l’horreur absolue mais dans le gore absolu, l’échelon supérieur. Visuellement très violent et psychologiquement dérangeant, on ne ressort jamais indemne d’un épisode, se prenant révélations et coups de théâtre en pleine face de façon tout aussi violente. En tout cas, en ce qui me concerne, je me sens toujours mal au générique de fin. Pas un personnage n’est fait de lumière, ils sont tous sombres, ont tous un noir secret et peuvent créer une ouverture vers les ténèbres à chaque instant.

Âmes sensibles s’abstenir donc, même si le monde du cinéma et de la télé est devenu relativement violent et malsain, Penny Dreadful franchit une étape de plus avec l’angoisse permanente, l’horreur à tous les étages, les sujets dérangeants et malsains et le suspense entourant les personnages. Rien n’est fait pour rassurer, bien au contraire, c’est un martellement permanent qui ne laisse pas indifférent et encore moins tranquille.

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