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Si on parlait... ... cinéma, manga, série et littérature ? ça vous tente?

Cellulaire (Stephen King)

David J. Collins

cellulaire stephen kng

On croit s’installer tranquillement dans son fauteuil en se disant que l’on va tout aussi tranquillement entrer dans cette histoire… et là, c’est le drame. L’apocalypse est déclenchée au bout d’une demi-page à peine.

Ce choc déstabilise. Le maître ne nous avait pas habitués à cela. D’ordinaire, il prend un peu plus de temps pour installer son histoire et ses personnages. Ici, tout va très vite. Le monde devient fou, zombifié par le téléphone portable, et bascule aux enfers en quelques lignes seulement.

Clay entame alors un périple pour retrouver son fils. Sur sa route, il croisera des rescapés à ce que l’on appelle désormais l’impulsion et ils tenteront de comprendre ce qui arrive.

Véritable hommage aux histoires de zombies comme les affectionne George Romero, Cellulaire dénonce l’utilisation toujours plus abusive des téléphones portables, voire des nouvelles technologies toujours plus connectées.

Une fois n’est pas coutume, le constat est violent et sans concession. King va jusqu’à présenter l’être humain comme un ordinateur dont la seule ligne de code permettant de le remettre en marche est la haine dont il fait preuve envers son prochain. Cette haine se déclenche via ce portable, instrument de mort par excellence, et les victimes n’ont d’autre but désormais que celui de dévorer ceux qui ont réchappé au signal.

L’ambiance post apocalyptique est très bien retranscrite, nous faisant vivre un Mad Max horrifique souvent angoissant. Puisque l’histoire démarre tout de suite, nous apprenons à connaître les personnages au fil des pages, en fonction de ce qu’ils vivent et cela tend à renforcer un récit déjà très dur par les constats qu’il dresse.

Bon, en ce qui me concerne et sans véritable surprise, ce fut un régal !

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Commentaires
C
C'est le premier Stephen King que j'avais lu ! C'était aussi la première fois où je m’intéressais un minimum aux zombies, j'étais encore au collège à ce moment là. Je confirme qu'il est génial, très critique envers la société plus que l'humanité. L'idée de base n'est pas bien originale, mais sous sa plume ça devient assez grandiose.
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D
King a eu l'idée de ce récit en voyant un type parler tout seul dans la rue. Il s'est alors aperçu que le gars avait une oreillette, nouvelle technologie à cette époque et c'est comme ça qu'il a eu l'idée.<br /> Beaucoup d'oeuvres de science fiction reprenne ce constat de la machine prenant le pas sur l'être humain, le rendant esclave de la technologie. C'est pour cela que ça touche un maximum de monde car si on regarde bien, si on n'a plus son portable ou sa connexion internet, on se sent démunis, déconnectés du monde entier. Il y a 15 ans de cela pourtant, on n'avait pas cette préoccupation.<br /> La première partie de la carrière de King est sans nul doute la meilleure et la plus angoissant. Elle part de "Rage" (sous son pseudo Richard Bachman) et va jusqu'à "ça". La seconde partie de sa carrière est pas mal non plus cela dit. Mais bon, je ne suis pas objectif, de tout ce que j'ai lu de lui et il y en a un paquet, il n'y a qu'un roman que je n'ai pas apprécié : "Rose Madder".