Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Si on parlait... ... cinéma, manga, série et littérature ? ça vous tente?

Kingsman

David J. Collins

Kingsman

Matthew Vaughn, c’est Kick Ass ou encore X-Men First Class, deux pointures dans la filmographie du réalisateur, et dès le début de Kingsman, on reconnait la patte Vaughn.

Brutal, expéditif, rythmé… on sait à quoi s’attendre.

Pourtant, ce film d’espionnage surfant entre le James Bond et Mission Impossible, souffre de petits problèmes l’empêchant d’être réellement dans la veine de ce que le réal à l’habitude de nous offrir : un vrai divertissement intense, inventif et abouti.

On a tout d’abord cette impression de déjà-vu et pour cause, Vaughn pioche dans ces propres succès pour essayer d’en faire un nouveau. Toujours en recherche de sensation, en manipulant tous les outils que peuvent lui offrir une caméra et la technologie qui va autour, il oublie de se réinventer comme il le faisait auparavant. Paradoxale, quoi…

Il n’est alors pas étonnant de relier cette séquence hallucinante de l’église à celle de l’assaut final du building D’Amico par Hit Girl dans Kick Ass.

Il n’est pas non plus étonnant de voir dans le manoir Kingsman en semblant de X-Men.

Simples références ou un curel manque d’imagination ?

Ensuite, le véritable héros de Kingsman n’est pas celui qu’on croit, à savoir ce jeune désabusé, mais son mentor qui a réellement la classe pour le coup. Ceci étant, le spectateur reste un peu perplexe, perdu, ne sachant pas réellement qui il faut suivre malgré le cliché de la relève qui doit subir un entrainement des plus intenses.

Autre cliché de base, ce nouveau héros qui doit obligatoirement sortir des bas fonds alors que sa condition de départ ne le prévoyait pas. D’accord, ce n’est pas parce qu’on n’a pas d’éducation que l’on finit systématiquement en taule. Le message est passé. Mais là, ça crée une incohérence qui est solutionnée par de simples références à Un fauteuil pour deux, Pretty Woman ou consorts. Un peu léger comme principe.

Bref ! Kingsman n’est pas une réussite aussi jouissive qu’elle aurait pu l’être mais son côté irrévérencieux, son ultra-violence, son exagération permanente et son bad guy hors pair (le gars est juste un phobique de la violence magnifiquement campé par Samuel L. Jackson), permettent de passer un agréable moment sans se prendre la tête.

Commentaires